Fabriquer sa crème naturelle : les bases et les étapes

Dans ce guide, je te montre les bases de la fabrication d’une crème naturelle. Tu découvriras le rôle des différentes matières premières et les possibilités pour personnaliser une formule.

Au programme :

  • Les ingrédients : quels sont les principaux composants d’une crème et à quoi servent-ils ?
  • La fabrication : les étapes présentées dans notre vidéo.
  • La personnalisation : comment réfléchir au choix des huiles, des beurres et des actifs.
  • Les points de vigilance : pesée, hygiène, stabilité et conservation.

Cette vidéo s’adresse aux personnes curieuses de comprendre comment une crème prend forme. Une recette d’atelier ne remplace pas les essais nécessaires pour garantir la sécurité ou commercialiser un cosmétique.

Une préparation d’environ 50 ml

Que contient-elle ?

La phase aqueuse d’une crème naturelle – illustration originale en allemand

La phase aqueuse permet de choisir de l’eau ou un hydrolat adapté. Un hydrolat de lavande, par exemple, peut apporter un parfum délicat sans ajouter d’huile essentielle. Le choix dépend de la formule et de la tolérance de la peau.

Il existe de nombreux hydrolats. Ils permettent de varier l’identité d’une crème, mais doivent eux aussi être pris en compte dans son système de conservation.

Les huiles végétales de la phase grasse

La phase grasse détermine en partie la richesse et le toucher du soin. Jojoba, onagre, grenade, rose musquée ou pépins de figue de Barbarie : chaque huile possède son profil. Le choix se fait en fonction du résultat recherché, et la tolérance ne se résume pas à un classement universel des huiles « comédogènes ».

Un actif comme le bakuchiol demande, lui, un dosage précis et le respect des indications du fournisseur.

Les beurres végétaux en cosmétique maison

Le beurre végétal apporte du corps et du confort à la crème. Nous aimons les beurres bio non raffinés, choisis pour leur qualité et leur caractère.

Émulsifier et épaissir une crème

La glycérine en cosmétique naturelle

L’éthanol utilisé dans la recette d’atelier

Les quantités de la recette présentée :

  • 30 g de phase aqueuse
  • 8 g d’huiles
  • 4,5 g d’éthanol à 96 %
  • 4 g d’Emulsan
  • 3 g de beurre végétal
  • 3 g de glycérine
  • 1 g d’alcool cétéarylique
  • 0,1 g de gomme xanthane

Total : 53,6 g, soit un volume voisin de 50 ml selon la densité finale. Les grammes et les millilitres ne sont pas interchangeables.

Les étapes présentées dans la vidéo

Une crème naturelle préparée à l’atelier

  1. Réunir la phase aqueuse, l’Emulsan et l’alcool cétéarylique dans un récipient adapté. Chauffer en remuant jusqu’à la fonte des ingrédients.
  2. Retirer de la chaleur et laisser légèrement refroidir.
  3. Prémélanger la gomme xanthane dans la glycérine, puis incorporer ce mélange en remuant soigneusement.
  4. Incorporer le beurre végétal.
  5. Ajouter les huiles et mélanger jusqu’à obtenir une texture homogène.
  6. Ajouter l’éthanol en poursuivant le mélange, loin de toute flamme ou source d’ignition.
  7. Un éventuel ajout parfumant doit respecter le dosage et les conditions d’utilisation de l’ingrédient choisi.

Le procédé doit toujours être compatible avec la fiche technique de l’émulsifiant utilisé : tous les produits vendus sous des noms proches ne se travaillent pas de la même manière.

Hygiène, pesée et conservation

Travaille avec du matériel propre, adapté et sec, et une balance suffisamment précise pour peser les petites quantités. Augmenter toute la recette uniquement pour contourner une balance imprécise produit davantage de crème sans résoudre les questions de sécurité et de conservation.

L’éthanol à 70 % peut servir à la désinfection du matériel selon les conditions d’usage du produit. Cela ne doit pas être confondu avec la conservation d’une crème.

Utiliser de l’éthanol à 96 % comme ingrédient ne signifie pas que la crème finale contient 96 % d’alcool. La conservation dépend de sa concentration finale, du pH, des autres ingrédients, du procédé et du conditionnement. Sans évaluation de la stabilité et de la protection microbiologique, aucune durée de conservation ne peut être garantie.

Faut-il toujours ajouter davantage d’actifs ?

Les huiles, les beurres et les hydrolats possèdent déjà des constituants intéressants. Avant d’accumuler les ajouts, apprends à connaître tes matières premières et à comprendre leur rôle. Un antioxydant comme la vitamine E peut aider à protéger certaines huiles de l’oxydation, mais ne remplace pas un conservateur antimicrobien.

Connaître ses ingrédients est le meilleur point de départ pour formuler avec soin.

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