AHA, BHA et PHA : comprendre les acides utilisés dans les soins

Les acides, sans cours de chimie interminable

Tu veux peut-être simplement choisir un soin, sans passer un examen de chimie. On te comprend ! Pourtant, derrière les petites lettres AHA, BHA et PHA se cachent des différences utiles à connaître. Pour nous aussi, formuler avec ces ingrédients demande de regarder de près leur concentration, leur pH et la formule complète.

Comprendre les ingrédients d’un soin

Un pourcentage bien visible sur un flacon ne dit donc pas tout. Et un ingrédient naturel n’est pas automatiquement doux : le vinaigre de cidre, par exemple, n’est pas un peeling formulé pour le visage.

Le vinaigre de cidre et les soins de la peau

AHA : une exfoliation en surface

AHA : quelques repères pour y voir plus clair

Les alpha-hydroxyacides aident à détacher les cellules mortes à la surface de la peau. Ils peuvent améliorer l’aspect d’un teint terne et d’une texture irrégulière. Parmi eux figurent les acides glycolique, lactique et mandélique. Le résultat et la tolérance dépendent de la formule et de la peau, pas seulement du nom de l’acide.

Les alpha-hydroxyacides dans les soins

Commence avec un produit doux, selon sa notice, et espace les applications. Une protection solaire est particulièrement importante : les AHA peuvent augmenter la sensibilité au soleil.

BHA : le cas de l’acide salicylique

Prendre soin d’une peau sujette aux imperfections

Dans les soins, le terme BHA désigne surtout l’acide salicylique. Il exfolie et aide à désobstruer les pores, notamment en présence de points noirs ou de points blancs. Cela n’en fait pas une garantie de peau sans boutons. Une peau sensible peut aussi mal le tolérer.

PHA : une autre approche de l’exfoliation

Une routine douce, adaptée à la peau

La gluconolactone et l’acide lactobionique font partie des PHA. Souvent présentés comme plus doux, ils peuvent associer exfoliation et propriétés humectantes. « Plus doux » ne signifie toutefois pas « adapté à tout le monde », en particulier sur une peau déjà irritée ou atteinte d’une affection cutanée.

Naturel, fermenté ou synthétique ?

Certains acides existent dans la nature ; l’acide lactique peut notamment être obtenu par fermentation de sucres. Pour un usage cosmétique, la purification, la concentration, le pH et la conservation doivent être maîtrisés. Une fermentation maison ou du lait laissé à température ambiante ne donnent pas un soin équivalent et sûr. Nous ne recommandons donc pas de fabriquer un peeling de cette façon.

Autre distinction utile : les acides gras des huiles végétales ne sont pas les acides exfoliants AHA, BHA ou PHA. Nous l’expliquons dans notre article sur les huiles et les acides. L’acide azélaïque appartient quant à lui à une autre famille.

Faut-il absolument en utiliser ?

Choisir une exfoliation adaptée à sa peau

Non. Si ta peau se porte bien avec une routine simple, il n’y a aucune obligation d’ajouter un acide parce qu’il est à la mode. Si tu souhaites essayer, introduis un seul produit à la fois et respecte son mode d’emploi. Évite d’empiler les exfoliants et arrête en cas d’irritation persistante.

Notre préférence reste la même : observer sa peau, garder les gestes qui lui conviennent et laisser de la place à la simplicité. Pour poursuivre : le minimalisme dans les soins.

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